nous ne sommes compagnonnes 
que de peu de mots
avec lesquels il faut avoir passé du temps
cheminé dans le froid
survécu à l’été

qu'il faut avoir frottés aux mots des autres
passés au tamis des heures de lectures
polis en rêve

si ils réussissent à passer ces épreuves
si ils gardent force d’images
puissance d’évocation
alors, ils sont les témoins de nous-mêmes

ils nous abritent


je modifie souvent mes textes après publication                                                            
peut-être en aimez-vous un qui n’existe plus tel qu’à sa naissance
les faire-parts mentent                                                                                                  
ainsi va la vie
à peine aimé, déjà autre                                                                                                 
ainsi va l’amour

Laisser un commentaire